Exposition de sculptures – Gari jusqu’au 20 mars

EXPOSITION GARI – 20 ans de sculptures et de créations, de 15h à 19h tous les jours sauf le lundi

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Art rock métal

Assurément, Gari n’est pas un artiste ordinaire. Il est simplement ailleurs, là où on ne l’attend pas. Pourtant ses œuvres nous apparaissent bien tels des objets de proximité, des représentations de notre inconscient, des représentations comme nées de l’interprétation sublimée de notre quotidien.

Le format monumental de quelques œuvres n’y est pour rien. Les autres œuvres, même plus petites, génèrent ce même sentiment de proximité et de perception rassurante. Il ne détourne pas l’image de son sens généralement entendu, mieux, il le consolide, et rend la représentation comme familière au-delà de son étrangeté.

La commode et l’animal deviennent des objets et des êtres…humains. Cela tend à entériner l’idée que l’on se fait des choses et des êtres qui nous entourent. Cette idée n’est que le reflet de nos pensées profondes et ces mêmes pensées se développent sur l’humus de nos idées.

La démarche de l’artiste est véritablement ambitieuse. Il traite pleinement ses sujets, sans vouloir les rendre « jolis » mais l’artifice remplace le vrai et nul ne s’en plaint.

Ses œuvres sont des objets qui nous transportent dans un univers décalé, une interprétation fantomatique. Il crée un environnement pour servir son imaginaire, sa pensée, parfois humoristique. A foison, il mélange les métaux, la finalité justifiant de toute cette diversité.

Cela serait-il de l’art ? De l’art décoratif ? Bien au delà de la corrélation entre la tête et la main, la grâce se promène, s’arrête, repart… non, c’est notre regard.

Claude-Henri Sellès – 12/02/2016

 

GARI artiste sculpteur

Né le 2 juin 1954 près d’Angers, plus précisément à Cantenay Epinard, Gari est un homme dynamique, toujours à la recherche de la nouveauté. Il s’exprime librement à travers ses créations. A l’origine, sa formation est celle d’un chaudronnier. Il sculpte le métal depuis 1996. Il exerce ses talents dans différentes entreprises de la région, notamment à Angers et à Nantes. Cela ne dure qu’un temps. Gari voit plus loin que ce qu’il ne possède déjà. Il trouve satisfaction avec la vente de compositions florales artisanales. Dans la beauté fragile et complexe des fleurs, Gari voit un moyen de développer son imaginaire. Il apprécie de plus en plus le contact humain. Cependant, le manque d’espace se fait ressentir.

Gari songe déjà à de nouvelles perspectives. Il s’empresse d’ajouter d’autres activités à son panel. Il recherche par-dessus tout le contact humain. Il veut capter son auditoire. Susciter la curiosité. Dialoguer. Son attention se porte sur les meubles et plus particulièrement les sièges de toutes sortes. Cet intérêt très marqué le pousse à se lier d’amitié avec un franchiseur spécialisé en chaises et en tables. Le savoir-faire technique l’attire. Il a besoin de toucher, de modeler la matière. Ses mains sont pareilles à celles de Vulcain le dieu forgeron : habiles, vives et précises. Il invente notamment un siège pour personne à mobilité réduite. Il s’agit du premier projet de sa réalisation : il mêle un savoir technique et une vision personnelle.

Il lui faut un moyen de libérer sa créativité. Ses mains adoratrices du métal rêvent de s’animer à nouveau. Le déclic se produit un dimanche en 1996, alors qu’il cherche à souder plusieurs jeux de clés à six pans. Il en résulte un oiseau métallique. Son esprit s’envole vers d’autres horizons. Cet oiseau représente l’aboutissement de sa quête. Il est l’oiseau. Il quitte le nid terrestre et part vers des terres inexplorées : celles de l’art.

L’artiste s’est révélé à lui-même. Sans s’en rendre compte, Gari revit le long cheminement datant de la Renaissance. Artisanat devient art. L’artiste ne perçoit plus son travail comme une tâche. Il lui reconnaît une valeur esthétique qui se suffit à elle-même.

 

Il présente sa première création à l’un de ses amis, Jean-Jacques Houée, professeur de dessin et de peinture à Angers. Lequel le soutient et lui prodigue moult conseils. Encouragé par son entourage, Gari persévère. Il abandonne finalement l’utilisation d’objets du quotidien, jugeant qu’ils ne lui permettent pas de s’exprimer librement. Il est ainsi débarrassé de toutes contraintes purement matérielles. Il créé bientôt Ma Demoiselle, une sculpture représentant une femme, ses cheveux de tôles découpées flottant dans son sillage. Il s’agit de sa première création aboutie. Sa personnalité, son amour d’origine pour le métal, se manifestent ici par un savoir-faire mis au service de la figuration décorative. Gari l’artiste sculpteur vient de naître.

A partir de cet instant, les événements s’enchaînent en une spirale ascensionnelle. Ses amis, admirateurs de son travail, l’inscrivent par surprise à deux expositions sans réaliser que seulement quatre œuvres sont prêtes à être reçues par le public. A Montjean-sur-Loire, il évolue parmi une quinzaine de sculpteurs présents lors d’une exposition d’œuvres monumentales. L’une de ses propres créations, Chantefer – un coq de 3,30m de haut – est adopté par Montjean-sur-Loire et présenté lors de la Coupe du Monde de 1998 près du stade de Gerland. Il participe ensuite à de nombreuses autres expositions et pas toutes sur le sol français.

Accordant autant d’importance aux vides qu’au matériau – souvent l’acier en l’occurrence –, il recherche avant tout des effets de matière. Il façonne le métal au travers d’œuvres figuratives, puisant son inspiration dans les règnes animales et végétales. A ce jour, il poursuit la réalisation d’une série de mobilier métallique de facture moderne mais qui se veut en respect de la tradition. Il agrémente ses œuvres d’éléments en verre et de pigment colorés. A l’aide de différents acides, il cherche également de nouvelles façons de modeler l’acier. Tantôt dur et rugueux, tantôt doux et lisse. Il tente depuis peu d’élargir son champ esthétique. Dompter son imagination est un défi constant pour l’artiste sculpteur Gari.

 

Expositions

Expositions régionales : Angers, Saint-Gemmes-sur-Loire, Baugé, Bressuire, Brissac-Quincé, Montjean-sur-Loire.

Expositions nationales : Paris, Lyon, Rambouillet, Evian, Saumur, Versailles, Briançon, Hyères, Toulouse.

Expositions étrangères : Suisse, Monaco, Dakar, Saint-Barthélemy, Bruxelles, Marbella, Qatar, Madrid, Valence.

Pièces monumentales acquises par les municipalités :

Coq Chantefer, Acier traité 3,30m de haut, Montjean-sur-Loire (49)

Oryx Oryx noir et Orynox, Acier traité et inox 2,45m de haut, Ecouflant (49)

Cheval Equ’inox, Inox 2,90m de haut, Eventard (49)

Cheval Equi’libre, Inox 3,15m de haut, Dakar (Sénégal)

Chevalier Sur Les Talons, Inox 2,85m de haut, Briançon (05)

Globe sculpture fontaine Mémorial, Inox 7m de haut, Institution International Saint-Gabriel, Saint-Laurent-sur-Sèvres (85)

Poisson Carn’acier, Inox 3m de haut, La Bohalle (49)

 

 

Gari transforme le métal en oeuvres d’art

Tout près d’Angers, il soude et torture la matière pour en faire surgir des animaux parfois gigantesques. À 60 ans, Gérard assume depuis vingt ans son amour de la sculpture. Il exposera en 2016 à Trélazé.

Portrait

Né en 1954, Gérard Garnier a eu plusieurs vies. Il s’appelle désormais de son nom d’artiste, Gari. Une nouvelle vie de sculpteur sur métal, car il avait aimé son premier métier de chaudronnier.

« Toute ma vie, je me suis cherché. Et là, je suis dans mon élément. » Son antre créateur est localisé dans les écarts d’Écouflant, où se conjuguent soudure, machine à torturer l’inox et autres flammes. Pour faire vivre ses sculptures animalières, parfois monumentales.

Comme ce toromachine de 800 kg et de 3,80 m de long, posé majestueusement au milieu de sa cour. Imaginé en 1996, il est devenu l’icône de l’artiste.

Des meubles aussi

Gari avait fait ses premières armes en soudant de vieux outils agricoles. Il est également fier du monumental globe du mémorial des frères de Saint-Gabriel, à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il est heureux aussi de son grand poisson de Loire, installé devant la mairie de La Bohalle.

Ses coups de dessin l’ont amené à sculpter une vraie arche de Noë. Soit une centaine d’ animaux, des oiseaux, des chiens, des poissons, des chevaux et même des escargots. Il a pu faire couler certains modèles en bronze, pour une série limitée.

« Le but est de chercher des émotions, du plaisir. Aujourd’hui, je me sens capable de faire plus de choses. Le métier rentre avec l’expérience, ce qui me donne plus de liberté pour faire des choses plus folles », confie l’artiste.

Mais un zeste de pudeur l’empêcherait presque d’avouer « qu’il a voulu quand même suivre des cours des beaux-arts. Ne serait-ce que pour voir d’autres méthodes et des chemins académiques. En fait pour voir si c’était indispensable ! »

Tout en réfléchissant à un esturgeon ou un marlin, toujours en recherche d’expérimentations et de nouvelles formes d’expression, Gari est passé à sa période mobilier. Il y joue des effets de matière, notamment sur le verre. Ainsi sont nées des commodes ou des consoles.

« Je n’abandonne pas ce que j’ai fait la veille, mais je tente de nouvelles expériences. J’aimerais maintenant provoquer un mélange des savoir-faire. Faire une oeuvre à plusieurs artistes, associant par exemple la pierre et le bois au métal, avec la signature de chacun. Je souhaite à tout le monde de vivre d’une passion. »

Ouest France – 28/12/2014

 

 

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